Steven
L.
19 ans.
Amiens.
Première Année de Licence Arts, Lettres et Langues - Parcours Arts du spectacle.
Originaire du
Havre.
Je ne mords pas, alors profitez-en ! :D
Assisté, Bordélique, Borné, Colérique, Egoïste, Fainéant, Immature, Irrespectueux, Irresponsable, Irritable, Violent.
A vos risques et périls si vous souhaitez faire ma connaissance.
Memories of Foolishness.
Il est maintenant 10h23 du matin. Ton corps git encore sur le sol. Mon amour, je sais que tu as apprécié ce merveilleux instant à mes côtés. Ce si doux moment. J'aime sentir la froideur de ton corps. Je m'imagine encore effleurer n'importe quelle partie de ta silhouette, avec ce contraste de chaleur. Entre ta peau glaciale, et ma langue. La couleur pâle de ton visage est magnifique, telle une statue. Je ne souhaite pas t'abîmer. Je pense que je vais te conserver encore un moment. C'était magique. Je n'avais jamais pensé une seule seconde que j'allais faire de toi mon fantasme. Tu m'implorais, mais je continuais à te faire plaisir. Entendre tes os se briser et te voir souffrir devant moi. Ce fut un délice. C'est à ce moment là que le silence a fait surface. Plus aucun son ne sortait de ta bouche. Tu étais belle, resplendissante. Immobile comme de la pierre. Sage comme une image.
Tu ne peux pas savoir à quel point cela m'a rendu heureux. J'étais aux anges. Je vais enfin pouvoir te garder à mes côtés, pour toujours. Par contre, je ne sais toujours pas comment je vais te conserver. J'hésite toujours entre du plastique ou de la cire. Pour cela, j'attends ta réponse, mon amour.
Je t'ai tuée. Parce qu'il fallait que je le fasse. Parce que mon âme me l'ordonnait. Et tu n'as pas été contre. Je pense que tu voulais mourir. Pourtant, lorsque que je t'ai brisé, tu n'avais pas l'air tellement heureuse. Aurais-je commis une erreur ? Non, je ne pense pas. Je suis si content de l'avoir fait pour toi. Grâce à cela, tu pourras m'aimer pendant une éternité. Et moi, je te regarderai, allongée tous les jours dans le lit, en train de pourrir et de grouiller de vers. Je m'égare. Je deviens fou. Ce soir, je vais nous faire livrer un bon plat. J'espère que tu aimeras. Tu n'as pas l'air d'avoir faim.
Ah oui, j'oubliais, je dois me débarrasser de l'autre corps. Ce n'est plus qu'un vulgaire cadavre, mais j'aime son odeur. Tu vas prendre sa place. Un peu de renouveau, jusqu'à la prochaine étape. Tu le sais... Je t'aime. C'est par amour que je fais cela. Tu m'aimeras encore plus dans quelques jours. J'ai hâte de sentir ton amour et ton bonheur se décomposer sous mes yeux. Je ne vis que pour ceci. Ton corps abîmé est si beau.
Et je le préfère comme cela. Ta beauté restera éternelle, même dans la tombe.
x-Weiil-ich-schreiibe-x
dimanche 13 décembre 2009 14:44